Anne-Lise, s'est décidée à créer son propre blog chez un nouvel hébergeur.
Bonne Route !
Son blog officiel est donc lancé . Cliquez ICI !
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Rédigé à 22:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Dans quelques heures ...
"on ne sait plus bien
si le souvenir
est un bonheur rond
ou cerne de blessure"
Poème trouvé dans une publication
de pré#carré éditeur
Rédigé à 18:10 dans Actualité, Pré#Carré Editeur Hervé Bougel | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Anne-Lise BLANCHARD ne peut pas actuellement revenir de Russie où elle est en attente d'une autorisation pour quitter le territoire. Elle donnera de ses nouvelles elle-même dès que la situation évoluera. Nous pensons à elle et à sa famille avec grande affection.
Nous sommes maintenant le 12 Octobre ! Dans trois jours, Anne-Lise devrait pouvoir regagner le droit de revenir en France après une trop longue attente. Chaque jour qui s'écoule la rapproche de nous et c'est avec soulagement que nous l'accueillerons dans nos cercles de poètes et de lecteurs de poésie. Cette expérience outre-frontière est sans doute une expérience dont elle se serait bien passée, mais la vie est ainsi, pleine de méandres et de pièges inattendus...
Rédigé à 14:42 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Présentation aux Xanthines, café associatif et équitable,
Nous guettons un ciel de Magritte
quand le jour est encore bleu pas tout-à-fait noir
*
Le ciel verse un gris épais
Quelle saison
broder aujourd'hui
Noyés
les oiseaux
petits courages
rentrés au terrier
*
Vignes devenues rizières
A contresens du rail
l'un derrière l'autre
ils allaient libres
rassemblés dans leur beauté blonde
offrande du jour
ce couple de chevaux
*
Au petit jour
le jardin déplie ses jambes
en une mélodie
mouillée qui donne
légèreté
de pouliche
Eclats, p 42, 43, 44, 47 - Eclats d'Encre, 2010
Rédigé à 20:12 dans Actualité, MES PUBLICATIONS, Éclats | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
TEXTES DE FEMMES
Taille en vert, Anne-Lise Blanchard, Poésie en voyage / La Porte, Yves Perrine, 215 rue Moïse Bodhuin, F-02000 Laon.
On connaît bien ces petits opuscules d'un format à l'italienne que publie Yves Perrine avec cette prédilection certaine pour les textes brefs et de qualité, qu'il distille six fois par an. Illustré ou non. chaque livret, d'une vingtaine de pages, permet à un poète de s'affirmer dans une collection bien sympathique où brillent l'originalité et le bon goût. Arrêtons-nous sur Taille en vert, le tout récent ouvrage d'Anne-Lise Blanchard, dans lequel la générosité de cœur le dispute à une inspiration simple où les mots sont des demeures et les sentiments des refuges pour la clarté de l'âme. « Chaleur entre les épaules, l'été revient. Les feuilles mouillées s'ébrouent. Je me glisse dans ma peau, je repasse chaque ride. Se sentir réunie. » En quelques pages à l'accent tout personnel. Anne-Lise Blanchard nous invite au voyage et à la réflexion. L'invention poétique règne ici et c'est grand plaisir de s'attarder sur ces instants choisis.
Jean Chatard
Le Mensuel littéraire et poétique n°349
Rédigé à 13:44 dans PRESSE , TAILLE EN VERT | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Guetter l'immédiat qui nous chavire, même quand le ciel est défleuri. Un air de violon traverse la place porté par des jupes à volants. Un pied se retourne, léger déséquilibre, son dos sourit. Taille en vert citadine, les parasols tout en frémissements réconfortent les terrasses encore en attente.
De la ville bruyante on peut dans le mouvement perpétuel de l'horloge évoquer les objets à consommer, les objets usagés, les objets jetables. On peut aussi, Thésée urbain, suivre un fil qui dort, ignoré, que l'on fait mine de ne pas voir.
*
Chaleur entre les épaules, l'été revient. Les feuilles mouillées s'ébrouent. Je me glisse dans ma peau, je repasse chaque ride. Se sentir réunie.
Une grande jeune fille agenouillée sur le gazon, le corps en tension. De chaque bulle de savon soufflée elle forme un monde nouveau qu"elle s'applique à filmer dans son envol.
Le regard s'accroche à la danse des clavicules au-dessus du bassin houleux.
Taille en vert, La Porte, 2006
Rédigé à 21:45 dans Extrait de Recueil, TAILLE EN VERT | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Derrière les rideaux verts
elle contemple
l'herbe grise
une traîne de voitures en basse vitesse
des éclats de boue
la sérénité d'apparat des charolaises.
Elle finit par
y trouver une grâce.
*
Son histoire l'abandonne
l'eau la vie qu'il appelait
s'est fossilisée
C'est presque sans bruit
qu'il a trébuché
la langue repliée
de ne plus parler
à quiconque.
Le jour se tait p 29 et 72
Jacques André éditeur, 2008
Rédigé à 00:43 dans Extrait de Recueil, Le jour se tait, MES PUBLICATIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Il y aurait
une vallée
à creuser
un relief à
modeler
n’importe
n’importe où
pourvu que
l’entaille
de l’attente
s’entretienne vive
des pans de
nous-mêmes affaissés
nous inventons
sans mesure
une déchirure
partagée
☼
Pin érigé
face au vent
j’ai embrassé
l’obscur
fouaillé le
feuilleté stérile
des jours à
venir
te nommant
t’ emportant
dans le silence
d’une plaie
nue
traversée par
la nuit
D’immobilité
nue et rude
dans la
lumière
j’ai délaissé
le voir-clair
privilège
grandi avec
moi
t’implorant
comme un pan
de terre
depuis un
naufrage
quand les yeux
voient beau
Anonyme euphorbe,
Editions Les
Carnets du Dessert de Lune,
Préface d'Alain WEXLER, 2009, p. 38 et 49.
Rédigé à 07:55 dans Anonyme euphorbe, Extrait de Recueil, MES PUBLICATIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Bibliographie
Un jour après l’autre, préface de Jean Chatard, illustration
d’Isabelle Clément, Editions Henry,
2009
Anonyme euphorbe, préface d’Alain Wexler, acrylique de
Vio, Carnets du Dessert de Lune (Belgique),
2009
Un silence de lait et de terre, préface de Chantal Dupuy-Dunier, Editions de l’Atlantique, 2009
Le jour se tait, photographie de Josette Vial, Jacques André éditeur, 2008
Chanson gelée pour un lé de terre, La
Porte 2008
Sur les paupières du vent (poésie jeunesse), gouaches de Matt
Mahlen, Donner A voir, 2008
Apatride vérité, ill. de Vincent Rougier, Rougier V. éditions, 2008
Taille en vert, La Porte, 2006
La Courbe douce de la grenade, récit, préface de Dominique Daguet, Cahiers
Bleus / Librairie Bleue, 2006
Qui entend le jargon de l’oie, Eclats d’encre (avec le
concours du CNL), 2006
Envers, gravures de Bernadette Planchenault
(bibliophilie), Empreintes, 2006
Au point de naissance du vent, encre de Cécile Crest, Sang
d’encre, 2006
Plein espace vite, illustration de Marie-Hélène Ramon, Jacques
André éditeur, 2005
Avant l’été, pré # carré, 2005
Comptines pour petits dégourdis, aquarelles d’Agnès de Boyer, éditions du Cosmogone, 2005
Le Bleu violent de la vie, avant-propos de Jean-Claude Xuereb, Orage-Lagune-Express,
2004
La Beauté qui nous est donnée, Eclats d’encre, 2004
Sel, poème avec une gravure de Bernadette Planchenault, Empreintes,
2004
Traverser le jour blanc, préface de Jean-Pierre Lemaire, Sac
à mots, 2004
Ce chant étroit, avant-propos de Monique Rosenberg, Interventions
à Haute Voix, 2003
Chemins d’eau et entrelacs, préface de Madeleine Carcano, Librairie-Galerie
Racine, 2002
Le Cru et le Frêle, illustration de Gallino, Encres
Vives, 2001
La Fluidité du héron, illustration de M-H. Ramon,
présentation de Jacques Ferlay, Clapàs, 2001
Aux confins du vent, Clapàs, 2000
Croisés du silence, présentation de Marie-Ange Sébasti,
illustration de Gallino, Encres Vives, 2000
Anthologies :
111 poètes d’aujourd’hui
en Rhône-Alpes (Maison
de la poésie Rhône-Alpes / Le temps des cerises), 2005
Agape / Agapes, Donner à voir, 2006
Hors série de Spered
Gouez : Femmes en littérature, octobre 2009
Saraswasti n°10 : L’expérience poétique, décembre 2009
Articles :
Editorial
du n° 35 de la revue Interventions à Haute Voix, Naissance
Poésie
Première n° 38 : Femmes en poésie, Hommage
à Margherita Guidacci
Verso :
Lectures trimestrielles
Autres
collaborations : Lieux d’Etre, I.H.V., Friches, Mag’Ada, Diérèse
Exposition collective : L’Oeil des mots (Poésie-Rencontre / Photos-rencontres), Rhône-Alpes, 2001-2006
Dossier : Anne-Lise
Blanchard, Diérèse n°
45, été 2009
Rédigé à 17:41 dans MES PUBLICATIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
À
force de contempler
la
houle leur vie
s’érode
aux bordures
de
granit
à
l’étroit des murets
glèbe
ocre corps pierreux
chemins
figés dans le silence
aller
vers la mer
☼
Qui
étais-tu toi qui vins à Lui
pour
l’oindre
sans
un dit
mais
déjà tu étais toute à Lui
sans
mesure
tes
sandales
rompaient
leurs amarres de paille
et
tu voguais
d’un
seul allant
vers
la plénitude
dans
un grand débord de lumière
PLEIN ESPACE VITE , Jacques André Editeur,
2005, p. 29 et 45.
Rédigé à 00:41 dans Extrait de Recueil, MES PUBLICATIONS, Plein Espace Vite | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« Il brossait les
escaliers en de grands mouvements glissés. Il happait malgré lui des morceaux
de vie venus de l’autre côté des portes, voix mêlées de ceux qui s’apprêtaient
à commencer la journée, et de ceux qui commentaient cette journée, dans les
prés les pentes sont douces et les troupeaux sont calmes. Il hoqueta, ils ne
faisaient même pas partie de ce troupeau de bovidés, mais d’un troupeau de fantômes
dont on effaçait la trace d’un geste de la main.
Il
essora la serpillière, l’étala sur le balai-brosse. Des gouttes de lessive l’éclaboussèrent.
Rires de lavande, les rires de ses sœurs qui l’aspergent avant d’essuyer les
mains dans le grand torchon grège, lui le garçon, à l’ombre du figuier, à épier
les gestes de ses sœurs qui roulent la pâte, l’étalent, la découpent, la
garnissent. Sil vous plaît, et son doigt creuse la pâte souple, porte à la
bouche la substance moelleuse. Allez Julou, ne te sauve pas, on ne laisse pas
deux sous de beurre dans un bol. Il était soulevé par les odeurs de toutes ces
filles, il connaissait celle de chacune de ses sœurs, Irène, Adèle, Hélène, Madeleine.
C’était comme l’odeur de la terre, une seule odeur qui vous étreint, unique et
en même temps fragmentée. L’une plus proche de la vigne, l’autre vous enveloppant
des saveurs du potager. L’aînée transportait le fumet des fricassées, la plus
jeune sentait le caramel . Et de s’entendre prononcer ces mots : Dieu
existe, c’est le jour de la pâte de dattes. Sa langue en apprivoise la douceur
avec la rondeur des mots .
Les
deux mains croisées sur le manche à balai supportant tout son poids, il fixait
le filet d’eau qui dégouttait de marche en marche. Une larme vive brûla sa
joue, tenaille au plus profond, vignes irriguées au plus loin de la mémoire,
taillées au plus près de la chair, contact rude. Une larme vive brûle sa
joue. Il fixe le ruissellement de l’eau, le ruissellement des voix. Il fixe les
interrogations jamais prononcées, et la mort surgie de la terre. »
La courbe douce
de la grenade,
Cahiers Bleus, 2006, p.36.
Rédigé à 22:36 dans Extrait de Recueil, La courbe douce de la grenade, MES PUBLICATIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)